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 Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age

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Eledorn
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MessageSujet: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Jeu 17 Nov à 15:03

Chapitre VI : le Nouvel Age

C'est celui que nous vivons . . .

Voici des informations sur l'époque que nous vivons, les grandes puissances et les evenements majeurs qui frappent Azzeroth.
Mais elles ne sont pas toujours classées par ordre chronologique.
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Eledorn
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MessageSujet: Re: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Lun 5 Déc à 6:38

L'ouverture des Portes de Ahn Quiraj - Première partie


Le soleil de midi dardait son regard inflexible sur les sables de Silithus, apportant un témoignage muet aux rangs des multitudes qui se formaient devant le Mur du scarabée.

Il continua son céleste chemin bien que, pour les masses qui s'étaient assemblées sous lui, il sembla que l'orbe solaire se soit arrêté pour déverser d'implacables vagues de chaleur sur les vastes armées, jusqu'à ce que ces dernières finissent par s'effondrer sous cette exposition.

Au milieu de ce fébrile dispositif militaire, une elfe de la nuit solitaire se tenait en un tranquille recueillement. Ses compagnons la regardaient avec admiration et certains même, avec une profonde révérence. Les autres, ceux qui s'étaient rassemblés - un mélange improbable représentant toutes les races de toutes les terres du monde connu - la contemplaient au travers du prisme de leurs divers préjugés raciaux. Après tout, la vendetta sanglante entre les elfes de la nuit et les trolls, taurens et autres races associées remontait à déjà plusieurs siècles.

Mais, faisant fi de leurs attaches, tous ceux et celles qui étaient venus livrer bataille en ce jour partageaient un même sentiment envers l'elfe de la nuit : le respect. Shiromar était telle le soleil, impassible, implacable et inflexible. Ces qualités l'avaient merveilleusement servie lors des derniers mois, lui fournissant la force de continuer quand tout semblait perdu, quand la quête semblait sans fin et quand tous ses compagnons avaient fini par abandonner.

Il y avait tant et tant à se souvenir. Tout d'abord du Guetteur et des Grottes du temps, et puis du dragon de bronze, du Seigneur des couvées, des tortueuses ruches aux vicieux insectes, et enfin, enfin, des fragments et de leurs gardiens - ces anciens dragons qui n'auraient consenti pour rien au monde à se séparer de leurs précieuses reliques. La tâche était titanesque et Shiromar avait dû employer la contrainte, la ruse et parfois même la violence la plus brutale. Tout lui avait été bon pour atteindre son but.

Et tout cela, et bien plus encore, pour un objet, un unique objet, celui-là même que Shiromar tenait en main en cet instant : le Sceptre des Sables changeants, enfin reconstitué après plus d'un millier d'années.

À la fin, toutes les routes menaient en ce lieu, à Silithus, aux portes du Mur du scarabée. En ce lieu même où le Sceptre avait été brisé.

Shiromar leva les yeux vers le ciel et se souvint d'un temps où le soleil avait été éclipsé par les dragons, où les Qiraji et les silithides submergeaient les légions des elfes de la nuit en des flots incessants, où l'espoir semblait les avoir tous abandonnés. Personne n'aurait dû survivre à ces mois terribles et pourtant, elle était là, debout en face de la barrière sacrée qui les avait tous sauvés, bien des siècles auparavant, à la fin de la guerre des Sables changeants...

Fandral « Merrain » Staghelm conduisait la charge, son fils Valstann à ses côtés. Ils avaient choisi cette gorge afin que leurs flancs soient protégés des vagues incessantes de silithides. Shiromar était placée en soutien de la ligne de front, lançant des sorts aussi vite que son énergie magique le lui permettait.

Ils avaient bataillé jusqu'à l'embouchure de la gorge, Fandral et Valstann entourés des Sentinelles, Gardiens et prêtresses les plus endurcis ; les druides guérissant et lançant des sorts sans relâche. Il semblait que pour chaque gigantesque essaim de silithides anéanti, des centaines d'autres venaient prendre sa place. Cela durait depuis plusieurs jours, depuis que la nouvelle de l'incursion des silithides avait été connue et que Fandral avait sonné l'appel aux armes.

La prêtresse Shiromar et ses consoeurs avaient toutes récupéré assez d'énergie pour en appeler simultanément à la grâce d'Elune... Elles contemplèrent alors une aveuglante colonne de lumière s'élever et oblitérer les essaims qui bloquaient l'échappée de la gorge.

Lorsque, soudain, un sourd vrombissement s'éleva dans les airs. Une par une, des créatures insectoïdes volantes - les Qiraji ailés - passèrent par-dessus les revers de la gorge et piquèrent droit vers les druides qui tenaient les positions de soutien.

Fandral fit avancer ses lignes de front de la gorge vers le vaste désert, marchant sur les piles de cadavres des silithides. L'air vibrionnait du raclement des Qiraji fondant sur les troupes et les lacérant de leurs pinces. Fandral avança encore afin de dégager un peu plus d'espace aux lignes de soutien.

Tandis que son regard s'attardait au loin vers une crête, Shiromar aperçut des essaims de Qiraji terrestres se déverser par-dessus l'élévation, comme des fourmis grouillant sur des tertres. Alors, une monstruosité démesurée s'avança pesamment à la vue de tous, balançant de gauche à droite d'imposantes pinces, émettant bruyamment des ordres brefs envers les insectes soldats.

Malgré les cliquetis et les bourdonnements des essaims, un son semblait se détacher et se répéter de la multitude en présence du monstrueux commandant : Rajaxx, Rajaxx... Bien que Shiromar ne comprît pas le langage des Qiraji, elle se demanda si cela n'était pas le nom de la créature elle-même.

Alors que la vague suivante des Qiraji s'approchait, le son d'un cor retentit soudain. De l'est et de l'ouest, des légions d'elfes de la nuit chargèrent le champ de bataille. Avec un hurlement propre à se faire figer le sang, Fandral et Valstann se jetèrent corps et âme au cœur de l'essaim, les deux armées se fracassant et s'enchevêtrant tandis que les renforts les broyaient sur les deux flancs.

Shiromar se mit à penser que la bataille était en passe d'être gagnée mais, alors que les ombres s'allongeaient et que le jour se changeait en nuit, l'affrontement continua. Au centre de la mêlée, Fandral, Valstann et le général qiraji s'affrontaient en une lutte désespérée.

Tandis que Shiromar évitait de justesse plusieurs attaques de Qiraji ailés, elle jeta un rapide coup d'œil vers la zone où le général silithide combattait les deux elfes, père et fils. Le nombre de Qiraji diminuait et le général dut le ressentir car, d'un bond gigantesque, il battit soudain en retraite vers la crête où il avait été aperçu pour la première fois. De ce moment, il disparut et les quelques créatures insectoïdes qui restaient furent promptement éradiquées.

Des tours de garde furent établis pour permettre aux elfes de la nuit de se reposer. Fandral savait que la menace qiraji n'était pas encore maîtrisée et s'attendait à ce que le combat reprenne de plus belle au petit matin. Au cours de la nuit, Shiromar n'arriva à sommeiller que de courts instants, le tumulte des combats de la journée résonnant encore à ses oreilles malgré la quiétude du désert environnant.

Au matin, après s'être replacées en formation, les troupes avancèrent jusqu'à la crête, où elles furent accueillies par une surprenante absence d'activité visible. Shiromar scruta le désert à perte de vue, mais nulle trace de Qiraji ou de silithides. Au moment où Fandral s'apprêtait à donner le signal d'avancer, un messager se présenta à lui, porteur d'une sinistre nouvelle : le village de Sudevent subissait une attaque silithide.

Fandral pensa un moment à faire effectuer une retraite ses troupes afin de défendre le village, mais il pressentit qu'une telle action laisserait la porte ouverte à l'invasion des Qiraji restants. Après tout, ils n'avaient toujours pas connaissance du nombre total de troupes insectes, ou même si cette nouvelle race n'avait pas d'autres surprises à leur réserver.

Valstann comprit son père à demi-mot et lui offrit sur le champ de conduire un détachement vers le village attaqué, afin que Fandral puisse rester sur place pour contenir la menace.

Se rapprochant, Shiromar entendit la fin de leur conversation.

« Cela pourrait être une ruse », dit Fandral.

« Mais nous ne pouvons prendre ce risque, père » répondit Valstann. « J'irai. Je défendrai le village et reviendrai victorieux, faisant respecter l'honneur de votre nom. »

Fandral acquiesça, non sans une certaine réticence. « Reviens simplement en vie et je serai plus que satisfait. »

Valstann rassembla un détachement et Fandral regarda son fils partir. Shiromar s'inquiétait que les forces elfes soient ainsi divisées mais elle comprenait la nécessité de cette action.

Les quelques jours qui suivirent, Shiromar et ses compagnons combattirent vague après vague les silithides ruisselant hors des ruches éparpillées sur le territoire. Et toujours, sans nulle trace des Qiraji. Une inquiétude affreuse s'emparait peu à peu de Shiromar, qui interprétait comme un sombre présage cette absence inexpliquée des maîtres des silithides. Elle s'inquiétait également du destin de Valstann et, à divers moments de la journée, lors des rares accalmies qui séparaient les massacres incessants, elle observait Fandral, lequel portait de longs regards vers l'horizon au nord, attendant avec anxiété le retour de son fils.

Au troisième jour, lorsque le soleil atteignit son zénith, les Qiraji réapparurent, en grand nombre. Une fois encore, le vrombissement des ailes insectoïdes agita les airs, une fois encore des multitudes innombrables se révélèrent à l'horizon. Ils prirent position devant Fandral et les autres, tel un nuage projetant son ombre menaçante sur le désert... et s'immobilisèrent.

Et attendirent...

Alors que les corbeaux-tempête tournoyaient au dessus des troupes, et que les druides-ours griffaient le sol d'impatience, Fandral positionna ses troupes, lui-même se tenant en première ligne. Les deux camps s'observaient avec une immobilité presque insoutenable. Des minutes - qui semblaient des éternités - plus tard, l'océan des insectes s'entrouvrit et la silhouette massive du général qiraji s'avança, transportant un corps blessé du bout de sa pince gigantesque. Arrivant en première ligne, il souleva le corps pantelant de Valstann Staghelm afin que tous puissent le voir.

Des exclamations retentirent parmi les rangs elfes. Shiromar sentit son cœur se briser. Fandral se tint droit et muet, comprenant que Sudevent était tombé et craignant que son fils ne fût déjà mort. Il se maudissait d'avoir laissé partir son fils et resta immobile, dans une attitude mêlée de peur, de colère et de désespoir.

Broyé dans la pince du massif Qiraji, Valstann s'agita faiblement et se mit à parler au général, mais il était trop loin pour qu'on entendît les mots qu'il prononçait.

D'un coup, la morbide fascination qui retenait Fandral s'évapora et il se jeta en avant, suivi par les forces des elfes de la nuit. Mais la distance était grande... si grande qu'avant même que le général n'agisse, Shiromar sut que jamais ils n'arriveraient à temps pour sauver Valstann.

Le général qiraji serra lentement sa seconde pince sur le corps ensanglanté de Valstann... et tira... séparant en deux le corps du jeune elfe de la nuit, au niveau de la taille.

Fandral ralentit, tituba et tomba à genoux... la vague des elfes de la nuit passant de part et d'autre de lui. Quand les deux armées se rencontrèrent finalement, une tempête de sable venant de l'est s'éleva soudain, suffocante, étouffante, bloquant toute lumière. Shiromar sentit la force des vents ralentir ses mouvements. Elle protégea ses yeux du mieux qu'elle put, tandis que le vent hurlant lui vrillait les oreilles, couvrant les sons de la bataille et les cris de ses camarades agonisants.

Au milieu du chaos elle aperçut non loin d'elle la trouble, sombre et gigantesque silhouette du général qiraji. Il fendait et éventrait les rangs des elfes de la nuit tel un moissonneur fauchant les blés. Elle entendit alors, à travers la tempête, la voix fantomatique de Fandral appeler à la retraite.
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Eledorn
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MessageSujet: Re: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Lun 5 Déc à 6:39

L'ouverture des Portes de Ahn Quiraj - Deuxieme partie

Tout ce qui s'ensuivit leur sembla se dérouler très rapidement, bien qu'en vérité la fuite prît plusieurs jours. Fandral conduisit ses forces hors de Silithus, à travers les passes montagneuses et jusqu'au cratère d'Un'Goro. Les légions silithides et qiraji n'étaient jamais loin derrière, se nourrissant des retardataires qui ne tenaient pas le rythme du gros de la troupe.

Une fois à l'intérieur d'Un'Goro, il advint un étrange phénomène. Les Qiraji abandonnèrent la poursuite dès que l'armée eut franchi la limite du cratère. L'archidruide rassembla le reste de ses troupes au centre de la dépression montagneuse et donna des ordres pour organiser une rapide défense. Pourtant l'accalmie était bien là, succédant aux combats acharnée, à la fuite éperdue, aux morts innombrables. Mais les elfes de la nuit avaient subi une amère défaite et le comportement de Fandral allait à jamais changer.

Shiromar vit Fandral monter stoïquement la garde depuis la Crête de la Fournaise, la vapeur des cheminées volcaniques sifflant dans son dos, les lueurs de la lave orange éclairant son visage impassible. Ses traits à jamais figés tentaient de masquer ses plus profondes angoisses, ce désespoir sans fin que seuls les parents qui ont perdu un enfant peuvent connaître.

La retraite soudaine des Qiraji intriguait Shiromar. Plus elle y pensait, plus lui revenaient en mémoire les légendes à propos du cratère, des rumeurs disant qu'il avait été édifié dans les temps primordiaux par les dieux eux-mêmes. Peut-être surveillaient-ils encore cette terre ? Peut-être leurs bénédictions consacraient-elles encore l'endroit ? Une chose était certaine, si un plan n'était pas rapidement mis en œuvre pour endiguer le flot de cette race d'insectes...

La guerre des Sables changeants se poursuivit durant d'interminables mois, pleins d'angoisse et de souffrance. Shiromar parvint à survivre, bataille après bataille, mais les elfes de la nuit étaient sans cesse sur la défensive, sans cesse en infériorité numérique, sans cesse repoussés.

En désespoir de cause, Fandral pensa à demander aide au mystérieux vol des dragons de bronze. Leur refus initial de s'impliquer dans la guerre changea lorsque les impudents Qiraji attaquèrent les Grottes du temps, résidence et domaine de Nozdormu l'Éternel.

L'héritier de Nozdormu, Anachronos, accepta de mobiliser le vol de bronze contre les Qiraji maraudeurs. Tous les elfes de la nuit suffisamment robustes s'engagèrent de nouveau et ensemble, conçurent une campagne afin de reprendre Silithus.

Pourtant, même avec la puissance redoutable des dragons en soutien, le nombre des Qiraji et des silithides restait incommensurable. Alors Anachronos appela à lui la progéniture des autres vols : Merithra l'enfant d'Ysera du vol vert, Caelestrasz l'enfant d'Alexstrasza du vol rouge et Arygos l'enfant de Malygos du vol bleu.

Les dragons et les Qiraji ailés s'affrontèrent dans le ciel sans nuage surplombant Silithus tandis que l'ensemble des forces kalimdoriennes des elfes de la nuit envahissait le désert. Et pourtant, une fois encore, la multitude des Qiraji et des silithides semblait sans fin.

Ce fut bien après ces batailles que Shiromar eut vent des rumeurs, selon lesquelles les dragons qui avaient survolé la très ancienne cité d'où sortaient les Qiraji y avaient vu quelque chose... Quelque chose d'ancien, de très ancien, de terrifiant... qui laissait présager une présence malveillante et sournoise, par delà l'attaque des insectes.

Peut-être était-ce cette mystérieuse révélation qui fit éclore dans l'esprit des dragons et de Fandral un plan final et désespéré. Il s'agissait d'enfermer les Qiraji dans leur propre cité, d'ériger une barrière si puissante qu'elle soit capable de les y contenir jusqu'à ce qu'une meilleure solution soit trouvée.

Avec l'aide combinée des quatre vols de dragons, l'assaut final contre la cité commença. Shiromar combattit à quelques pas derrière Fandral, tandis que les cadavres des Qiraji ailés tombaient comme la pluie. C'est du plus haut des cieux que les dragons éradiquaient les soldats insectes par brassées. Unis comme jamais, elfes de la nuit et dragons formaient un mur mouvant qui repoussait les Qiraji vers la cité d'Ahn’Qiraj.

Près des portes de la cité, le cours de la bataille s'infléchit cependant, les forces combinées des assaillants ne pouvant faire plus que maintenir le front. Aller au-delà était impossible. Merithra, Caelestrasz et Arygos décidèrent alors de tenter une percée dans la cité et d'occuper ainsi les Qiraji suffisamment longtemps pour permettre à Anachronos, Fandral et les druides et prêtresses restants de créer la barrière magique.

Alors les trois dragons et leurs compagnons s'engouffrèrent dans l'ancienne cité au-dessus des légions qiraji, espérant que leur sacrifice ne serait pas vain.

Devant les portes, Fandral appela les druides à concentrer leurs énergies tandis qu'Anachronos invoquait le rempart enchanté. Au-delà des portes, la progéniture des trois vaillants dragons succombait aux forces nouvelles que les Qiraji venaient de faire surgir.

Shiromar se concentra et rassembla en elle toutes les énergies magiques à sa disposition, priant Elune de lui accorder sa bénédiction alors que la barrière s'érigeait devant elle, pierres, roches et racines émergeant de sous les sables pour créer le plus impénétrable des murs. Même les soldats ailés qui essayèrent de voler au-dessus du mur rencontrèrent une barrière invisible qu'ils ne purent dépasser.

Les Qiraji qui étaient restés à l'extérieur de la barrière furent rapidement massacrés. Les cadavres de Qiraji, d'elfes de la nuit et de dragons jonchaient les sables ensanglantés.

Anachronos s'approcha d'un scarabée qui tentait de déguerpir… et l'écrasa prestement. Shiromar vit alors le cadavre de la créature s'aplatir et grandir démesurément, se transformant en un gigantesque gong métallique. Des pierres s'assemblèrent alors devant le mur, formant ainsi une sorte d'estrade où le gong prit place.

Le grand dragon se saisit alors de la patte brisée d'un de ses compagnons tombé au combat. Tenant l'appendice en main, il commença une série d'incantations qui se terminèrent par la transformation de la patte en un sceptre.

Le dragon déclara alors à Fandral que si des mortels désiraient, un jour futur, passer la barrière magique et accéder à l'ancienne cité, ils n'auraient qu'à frapper le gong avec le sceptre pour que les portes s'ouvrent. Puis il tendit le sceptre à l'archidruide.

Fandral lui jeta un noir regard, son visage déformé par un infini mépris. « Je ne veux rien avoir à faire avec Silithus, les Qiraji et surtout, surtout, ces damnés dragons ! ». En prononçant ces mots, Fandral jeta avec force l'objet enchanté contre les portes magiques, où il se brisa en de multiples fragments. Puis il s'apprêta à partir.

« Briserez-vous notre lien pour satisfaire votre orgueil ? » demanda le dragon.

Fandral fit demi-tour. « L'âme de mon fils ne trouvera pas le repos dans cette victoire creuse, dragon. Je le retrouverai. Même si cela prend mille ans, je retrouverai mon fils ! ». Fandral passa alors devant Shiromar...

... qui le revoyait en pensée à présent, comme si c'était hier, et non pas il y avait mille ans déjà.

Une par une, les forces rassemblées de Kalimdor se tournèrent vers elle, attendant. Elle se dirigea vers l'impressionnante estrade, passant devant les humains et les taurens, devant les gnomes et les nains et même devant les trolls, toutes ces races que sa propre espèce avait combattues, et qui étaient maintenant unies pour mettre un terme à la menace des Qiraji, une fois pour toutes.

Shiromar s'arrêta au bas des escaliers et inspira profondément. Elle monta sur l'estrade, n'hésitant qu'une seule et brève seconde. Puis, d'un seul balancement puissant, elle fracassa le sceptre sur l'antique gong.
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Eledorn
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MessageSujet: Re: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Lun 12 Déc à 15:23

Le Repaire des Grumegueules - Faction Neutre Furbolg


Lorsque la corruption de la Légion ardente se répandit jusque dans les forêts sacrées de Kalimdor, animaux et créatures sauvages furent les premiers à tomber sous son monstrueux pouvoir. Les animaux les plus doux succombèrent rapidement à l’influence des démons, se transformant en tueurs zélés, leurs chairs putréfiées, leurs esprits profanés.
Peu après, les furbolgs, les enfants ours de la forêt, connurent le même destin, rendus fous par la corruption ambiante. Cependant, malgré le chaos et la folie, une tribu furbolg parvint à échapper aux ténèbres qui étaient tombées sur Kalimdor. Dans la quiétude de leur repaire, les furbolgs Grumegueules attendirent la fin de la tempête, témoins impuissants de la lente transformation de leur forêt bien-aimée, désormais difforme et gangrenée. Lorsque les esprits de la forêt arrêtèrent de leur parler, les Grumegueules comprirent que leur terre nourricière n’était plus... et sans doute à jamais... La corruption s’était engouffrée si profondément sous la terre que, même après qu’Illidan le Traître eut consumé la source de la corruption (un puissant artefact démoniste appelé le crâne de Gul’dan) et vaincu Tichondrius, le chef des démons, la souillure qui avait frappé ces bois persista. C’est à cause de cette corruption que la forêt est connue depuis sous le nom de Gangrebois.

La Légion ardente vaincue, les furbolgs Grumegueules ont depuis peu fait leurs premiers pas précautionneux hors de leur repaire. Ils se méfient encore de tous les étrangers, craignant que ces derniers ne les prennent pour leurs frères corrompus et ne les attaquent. Cependant, les Grumegueules sont douloureusement conscients qu’ils ne pourront survivre seuls. Les aventuriers en quête de leur repaire au nord de Gangrebois, et qui réussiront à prouver leur amitié aux Grumegueules, apprendront alors ô combien ces derniers tiennent en estime leurs amis. Bien qu’ils ne possèdent guère de richesses matérielles, la tradition chamanique des Grumegueules est encore forte. Ils connaissent bien l’art de fabriquer des armures en peaux de bêtes et sont plus qu’heureux de partager leurs talismans de guérison avec les amis de leur tribu. Les Grumegueules désirent maintenant par-dessus tout mettre un terme aux souffrances de leurs frères corrompus et trouver un remède qui permettra guérir les blessures que la corruption de Gangrebois a infligées à la terre, afin qu’un jour l’antique forêt résonne à nouveau des chants et des rires des enfants des bois.

* Une grume est une pièce de bois, formée d'un tronc d'arbre ou d'une portion de tronc, non encore équarrie et couverte de son écorce.
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MessageSujet: Premier Champ de Bataille : le Goulet des Warsongs   Sam 17 Déc à 11:51

Le Goulet des Warsongs


Le calme d'Ashenvale fut soudain rompu par les lames stridentes des déchiqueteurs gobelins, entrant en rotation et réduisant en lambeaux les troncs d'arbres. Gorshaka sourit méchamment, fit tourner son worg sur place et fit signe aux deux autres avec sa lance. Ensemble, le trio se mit à chevaucher en confiance à travers la plaine vers la base ennemie.

Un coup d'oeil rapide autour de la rampe d'entrée confirma que le lieu avait été déserté. Ses armes prêtes, la petite troupe d'assaut suivit avec précaution son chef dès qu'elle s'introduisit dans le repaire des elfes de la nuit.

« Encore quelques pas... » pensa Arodhal, retenant son souffle, accroupi sur une perche qui surplombait la salle au drapeau en dessous. La puanteur des orcs mal lavés dériva le long du corridor bien avant qu'ils n'apparaissent. Les dégoûtantes créatures se promenaient dans le bastion comme si elles étaient maîtres de la place !

L'orque et ses deux laquais entrèrent finalement, s'approchant de la bannière de bataille fièrement disposée dans la salle principale. L'elfe dégaina ses dagues. Il était temps...

Arodhal sauta depuis sa cachette derrière l'orc d'arrière-garde et cria : « Maintenant ! ». Son attaque sournoise pénétra au plus profond du dos nu du chaman, et l'orc tomba sous le poison des dagues d'Arodhal. Deux autres elfes de la nuit se découvrirent au même instant, les armes prêtes, bondissant au coeur du combat.

Gorshaka jugea la situation en un clin d'oeil. Un piège ! Elle poussa l'autre orc en avant. « Attrape le drapeau » cria-t-elle, tout en dégainant son épée.

Le jeune orc trébucha à l'aveugle vers le drapeau, trop apeuré pour remarquer le piège givrant sur son chemin. Le piège se referma instantanément sur lui, le rendant incapable de bouger ou de crier. Le chasseur ajusta sa cible et décocha une volée de trois flèches, tandis qu'Arodhal et l'autre elfe de la nuit sautèrent sur l'orc étourdi, le coeur empli de vengeance.

Se rendant compte que la bataille était perdue, Gorshaka tourna sur elle-même et s'enfuit par le corridor, abandonnant son compagnon à son funeste destin. Rapidement, des cris de poursuite en langue elfe firent écho derrière elle. Les poursuivants la talonnaient. Elle avait vu quelque chose en arrivant... ici ! Sur le côté, une étrange rune magique. Les elfes agiles se rapprochaient. La guerrière, voyant ses chances de fuir s'évanouir, attrapa désespérément la rune. Celle-ci explosa dans sa main, infusant son corps et raffermissant ses jambes. L'orque se sentit renaître, l'énergie couler dans son corps. Jetant un oeil rapide à la foule en colère derrière elle, Gorshaka jaillit d'un trait à une vitesse qui rivalisait avec celle de son worg en pleine charge. Les défenseurs se trouvèrent rapidement distancés, tandis qu'elle quittait leur base et rejoignait l'abri de la scierie.

Gorshaka ralentit et entra à pas comptés dans sa propre base. Les elfes de la nuit étaient plus rusés qu'elle ne l'avait pensé. La prochaine fois, elle serait prête. Cette base, et la totalité de la forêt, tout cela appartiendrait bientôt au Warsong.
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MessageSujet: Re: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Sam 17 Déc à 12:01

La Fete du Voile d'Hivers


Les dernières saisons d'Azeroth sont une période de changement dans de nombreuses cultures. Les nains et les taurens, plus particulièrement, célèbrent la légende du Voile d'hiver : la neige recouvre les terres d'un manteau pur qui annonce le renouveau. C'est une période de fête et de célébrations.

L'expression « Voile d'hiver » viendrait d'un être surnaturel, souvent appelé Grand-père Hiver, qui existe dans de nombreuses cultures. On dit que l'hiver le dissimule lorsqu'il se déplace dans le pays à la fin des saisons. À sa suite, le pays se recouvre de neige. La légende dit que Grand-père Hiver a jeté son voile d'hiver sur les terres. Bien que de nombreuses parties d'Azeroth restent sous la neige, cela laisse le temps à la terre de renaître.

L'idée de fête durant cette époque de l'année est intimement liée à la légende elle-même. Tandis que Grand-père Hiver traverse Azeroth et apporte l'hiver, la légende dit qu'il est généreux avec ceux qui fêtent sa présence. En tant que telle, l'idée de fête durant le Voile d'hiver rapprocherait les différentes communautés car elles partagent ce qu'elles possèdent. Une seule journée de joie et de fête accueille le changement, en prévision du renouveau des terres.

D'autres cultures ont commencé à accepter la fête du Voile d'hiver comme une période de célébration, bien que dans des traditions différentes de la légende originelle. Les coutumes ne sont souvent désormais plus rien d'autre qu'un prétexte pour des festivités et des échanges de présents. Même l'image de Grand-père Hiver est parfois utilisée, mais davantage comme image commercialle que comme titan surnaturel.
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MessageSujet: Re: Histoire de Warcraft - Tome 6 : Le Nouvel Age   Dim 18 Déc à 14:24

La Menace d'Emeraude : les 4 Dragons du Reve



Une étrange perturbation est survenue aux alentours des Grands arbres. Un nouveau péril menace ces endroits reculés d'Ashenvale, du Bois de la pénombre, de Feralas et des Hinterlands. Quatre prestigieux gardiens du Vol vert sont sortis du Rêve. Mais ces quatre protecteurs, autrefois bienveillants, ne recherchent plus que la mort et la destruction. Rassemblez vos compagnons, découvrez ces bosquets cachés. Vous seuls pouvez encore défendre Azeroth contre la corruption qu'ils y apportent.


Ysera est la grande Rêveuse, l'Aspect dragon qui règne sur l'énigmatique Vol vert. Son domaine est le fantastique et mystique royaume du Rêve d'émeraude et l'on raconte qu'elle dirige depuis ce lieu l'évolution du monde lui-même. Elle est la protectrice de la nature et de l'imagination, et c'est le devoir de son Vol que de garder les Grands arbres du monde, ces portails par lesquels seuls les druides peuvent entrer dans le Rêve d'émeraude.

Il y a peu, les plus fidèles lieutenants d'Ysera ont été corrompus et transformés par une ténébreuse et nouvelle puissance au sein du Rêve d'émeraude. Ces sentinelles, telles des entités de cauchemar s'incarnant dans le monde mortel, ont maintenant franchi les Grands arbres pour se rendre en Azeroth, avec l'intention de répandre la folie et la terreur à travers tous les royaumes. Même le plus vaillant des aventuriers devrait se tenir à grande distance de ces dragons pour ne pas souffrir des conséquences de leur colère dévoyée.


L'exposition de Léthon à l'aberration apparue au sein du Rêve d'émeraude a non seulement assombri la couleur de ses majestueuses écailles, mais lui a également donné le pouvoir d'extraire des ombres malfaisantes de ses ennemis. Une fois que ces ombres ont fusionné avec leur nouveau maître, elles lui permettent d'accéder à des énergies revitalisantes. Il n'est alors pas surprenant que Léthon soit considéré comme l'un des plus forts des lieutenants dévoyés d'Ysera.


Une mystérieuse puissance ténébreuse, apparue au sein de Rêve d'émeraude, a transformé l'ancien et majestueux Emeriss en une monstruosité malade et pourrissante. Les récits des quelques survivants qui l'ont rencontré décrivent l'éruption d'ignobles champignons putrides sur les cadavres de leurs compagnons. Emeriss est le plus horrible et épouvantable des dragons verts ayant quitté Ysera.


Taerar est sans doute été celui des lieutenants dévoyés d'Ysera qui a été le plus affecté. Sa rencontre avec la force ténébreuse au sein du Rêve d'émeraude a fragmenté non seulement sa santé mentale mais également sa forme corporelle. Le dragon se manifeste maintenant tel un spectre capable de se séparer en multiples entités, chacune d'entre elles possédant des pouvoirs de magie et de destruction. Taerar est un ennemi rusé et implacable qui désire imposer la folie de son existence à la réalité des habitants d'Azeroth.


Ysondre était l'un des lieutenants les plus fidèles d'Ysera. Elle est maintenant complètement dévoyée, semant chaos et terreur à travers les terres d'Azeroth. Ses pouvoirs bienveillants de guérison ont été altérés par une magie ténébreuse qui lui permet à présent de lancer des vagues d'éclairs fumants et d'invoquer l'aide de druides corrompus. Ysondre et les siens possèdent également la capacité d'imposer un sommeil magique, qui envoie ses ennemis mortels arpenter leurs cauchemars les plus terrifiants.
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