Le Cercle des Thallions

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 Myltis Kel'Tarhion

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Myltis Kel'Tarhion
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MessageSujet: Myltis Kel'Tarhion   Sam 25 Mar à 23:06

La longue histoire que je vais vous raconter va sans doute vous surprendre car, avec vous, j'essaie d'être chaleureuse, amicale, sociable... Mais je dois vous avouer que ce n'est qu'une carapace qui retient prisonnières pas mal de souvenirs, que je vais essayer de faire ressurgir afin que vous soyez en mesure d'en savoir un peu plus sur moi.

Chapitre I : Un père et sa fille...

Je suis née pendant la guerre contre Medhiv, de parents totalement inconnus... En outre, cela ne me manque même pas. J'ignore également pourquoi et comment je me suis retrouvée à Karazhan. J'ai juste le souvenir, avant ça, d'être couchée dans une espèce de grand panier qui tangue, et une Haute-Elfe et une créature que je ne peux définir précisément me regardent bizarrement. C'est peut-être juste un rêve, d'ailleurs...
Khadgar, apprenti de Medhiv, m'a sauvée du Dernier Gardien possédé alors que j'avais dans les 8 ans. Avant cela, je vivais dans les rues d'une cité voisine de la tour forteresse et me nourrissais de tout ce que je considérais comme comestible. C'était très dur, mais j'étais vraiment trop jeune pour m'en rendre compte. Un jour, la ville fut assiègée par l'ennemi. Au loin, Karazhan émettait des lueurs éclatantes et rougeoyantes. Amusée par ce qui n'était pour moi rien de plus dangereux que des feux d'artifices, je m'étais faufilée jusqu'à la sortie de la cité, avais trotiné discrètement jusqu'au bâtiment et grimpais les parois de la tour avec l'agilité d'un fauve. J'étais fascinée par cette ambiance. Rien n'aurait pu me retenir, il fallait que je monte, que je vois tout cela, c'était bien plus fort que moi... J'atteignai donc en me faufilant avec une facilité déconcertante, la position de Medhiv, au sommet de la tour. Il était là, immense à mes yeux de folle enfant, déchaînant toute sa puissance sur ses adversaires. Mais rien ne lui échappa. Aussitôt que je fus pratiquement à ses pieds, il se retourna d'une rapidité fulgurante pour me saisir et me soulever par l'épaule...
Et c'est grâce... ou à cause, comme vous voudrez, de ce regard que je me souviens de tout cela. Ce n'étaient pas des yeux verts luminescents, ni injectés de sang, non... ils étaient...
*lève sa plume un instant et commence à se rendre compte combien remuer tout cela la bouleverse*
(J'ai l'impression de faire un effort surelfique...)
Noirs... Ils étaient noirs... Un noir que l'on ne verra jamais ailleurs, un noir vide, unique, indescriptible... Il me fixait avec ce que je ne considérai même pas comme des yeux, à l'époque, et il me semble qu'il me murmura quelque chose, mais vu que je ne savais même pas parler... Complètement paralysée, il était totalement impossible pour moi de hurler ou de faire quoi que ce soit d'autre. Je ne m'imaginais même pas ressortir de cette tour vivante. Pour moi, c'était déjà terminé.
Mais derrière moi, j'entendis soudain un hurlement qui me semble maintenant pouvoir ressembler à un "NON !!" mais je ne suis sûre de rien... Un jeune homme accourut alors pour s'entretenir d'un ton énergique avec Medhiv, qui me lâcha sans ménagement en ricanant pour retourner rapidement . Une fois le Gardien distrait par la bataille, le jeune homme en profita pour me prendre la main et pour m'emmener rapidement vers l'autre extrêmité de la cité. Je ne le croyais pas ; c'était un rêve pour moi, j'étais belle et bien morte ; si bien que quelques jours plus tard, j'ai essayé de me couper le bras pour voir s'il repousserait... Cet homme m'avait sauvée, et ce fut alors la première fois que je ressenti de la gratitude. Cet homme m'apprit à parler, et la première chose que je prononçai fut son nom: Khadgar. L'apprenti trahit heureusement son maître et le vaincut avec l'aide d'un seigneur Humain peu de temps après m'avoir recueillie. Comme vous vous doutez sûrement, je l'appelai rapidement "papa"... Il m'apprit ensuite à lire et à écrire, puis, lorsque j'eu environ 14 ans, craignant pour ma sécurité, et découvrant mes talents d'agilité, de finesse et surtout, bien sûr, de camouflage, il m'enseigna l'art de me dissimuler et d'agir dans la plus totale discrètion. Dès lors, il n'eut plus besoin de prendre soin de moi et de me nourrir : je volais presque tout. Partout où je passais, quelque chose disparaissait. Et vu que les habitants Humains n'étaient pas au courant de mon existence, ni même de celle de mon espèce, cela fut très facile. Combien de fois, en attendant le retour de mon pè... enfin, mentor de ses épuisants cours de futur archimage, je m'étais cachée dans l'ombre pour lui sauter dessus dès qu'il entrebâillait à peine la porte !
*un sourire éclaire un instant son visage, puis il reprend une expression des plus sombres*
Mais la guerre ne s'arrêta pas, loin de là. Aussitôt qu'il fut assez expérimenté pour partir au combat, nous furent séparés... Il était toujours ailleurs, soit au front, soit à Stormwind, avec le Roi, où je ne sais où encore... et je devais restée cachée dans cette maisonnette qui devenait, pour mon esprit d'adolescente assoiffée de découverte, bien trop étouffante...
Mais un jour, il revint pour une semaine. J'étais follement heureuse, mais en même temps, je trouvais cela étrange, et il le savait... mais j'eu l'intuition qu'en parler ne changerait rien à ce qui se passerait après cette ultime semaine, et nous n'en discutions donc pas. Nous avons juste profité l'un de l'autre, comme jamais je n'aurais cru que ce fût possible. Il me traitait encore comme une petite enfant... comme son enfant... mais j'adorais ça. Pendant cette période, pas une seule fois je ne l'ai quitté, de peur de le voir disparaître trop tôt, et lui ne me lâchait pas d'une semelle, toujours dans la même crainte qu'il m'arrive quoi que soit, même en étant dans ses bras... Lorsque nous étions ainsi, d'ailleurs, nous aurions voulu que le temps s'arrête, que la semaine se transforme en éternité, et que personne ne soit là, dehors. Je ne crois pas qu'une fille ait jamais autant aimé son père, et vice versa.
Ha... Tous les rêves ont une fin... Il repartit finalement au front... pour ne jamais revenir. Lui et des milliers d'autres guerriers se sacrifièrent pour détruire le Portail Sombre et empêcher ainsi une nouvelle invasion des Orcs. Je fus d'abord anéhantie en l'apprenant mais, en fait, je l'aimais tellement que je considérai qu'ainsi, il avait enfin le repos qu'il méritait. J'avais l'impression d'avoir été préparée à sa disparition depuis bien lontemps déjà.
*lève la plume un long moment*
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Myltis Kel'Tarhion
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MessageSujet: Myltis Kel'Tarhion   Sam 25 Mar à 23:10

Chapitre II : Le cruel monde extérieur

Je finis donc par partir de cette vieille ville désormais inhospitalière et où plus rien ne me retenait. J'ai alors enfin pu éveiller mes talents de combattante contre des ennemis de toute sorte, allant du vieux trotteur boîteux au grand loup gris. Mais je passais rapidement à des affrontements plus sérieux lorsque je découvris les Elfes de Sang...
Un jour, je m'attaquai à bien plus fort que moi, et l'elfe me mit rapidement à terre. Il était environ de ma taille actuelle, aux yeux vert étincelant et aux cheveux blonds immenses. Son air moqueur au-dessus de mon visage ensanglanté... Bien entendu, la rage m'envahit, et incapable de bouger, je m'énervai encore plus. Qu'est-ce que j'ai pu le faire cruellement rire... Enfin, si on peut appeler ça un rire, parce que ça n'en avait vraiment plus rien lorsque, alors qu'il se préparait à m'achever, le Troll le poignarda avec une violence incomparable dans le dos. C'était bien sûr le premier que je voyais... Il était démesurément grand (car il s'était redressé, et de plus, j'étais couchée), des cheveux vert-bleu, des défenses tellement longues que l'on ne voyait qu'elles, des petits yeux rouges froncés en permanence, et la peau d'un sombre turquoise. L'Elfe s'écroula lourdement, les yeux exorbités de surprise. Pas sûre qu'il soit mort... Je me souviens juste que ce géant s'est approché, et après, trou noir total. Je me suis éveillée dans l'une de leurs tentes et il était là, à m'observer, comme la curiosité que j'étais. Il m'emmena au feu de camp, et le reste de la tribu m'accueillit d'abord avec une extrême réticence. Il leur baragouina un langage qui m'étais évidemment parfaitement inconnu, pendant que certains s'aprêtaient pratiquement à me mettre en pièces. Après quelques interminables minutes de ce que j'interprétai comme un débat, ils se mirent à s'agiter comme des damnés autour de moi. Ils me firent boire une espèce de mixture brunâtre dégoutante et mettre un de leurs grands masques vaudous. Je me laissai faire, considérant que cela ne pouvait être qu'une expérience enrichissante, et espérant qu'ils ne se préparaient pas à me dévorer, même en tant que met exceptionnel ! Ensuite, je crois qu'il m'attribuèrent un nom tribal, Zilnaë, quelque chose de ce genre... À cette époque, je n'avais pas vraiment conscience de ce que représentaient l'Alliance ou la Horde, et comme j'avais enfin trouvé un lieu où vivre à peu près librement, sans avoir à me cacher et avec quelques combats à mener à proximité avec les Hauts Elfes, je restai un moment, même si je découvris vite que celui qui m'avait intègrée avait un peu plus que des intentions "sociales" à mon égard... Il s'en suivit d'ailleurs pas mal de "pétages de plombs" malsaints de ma part de jeune elfe naïve (dont je vous passerai bien entendu les détails...) en bonne partie à cause de cette mixture d'une couleur repoussante que l'on buvait tous les soirs...
Un jour, on m'avait désigné pour la chasse quotidienne, mais je ne suis pas revenue. Une envie incontrôlable de changer d'air m'avait soudain saisie. J'y succombai sans trop de regret, et me dirigeai alors vers les rivages d'Azeroth. Je ne sais alors absolument plus par quels moyens, mais je parvins à rejoindre Kalimdor. Là, enfin, je rencontrai ceux de ma race pour la première fois, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne partageais aucune affinité avec eux. Je les trouvais tous d'une beauté sans égal, mais trop vantards, "coincés" même... Je ne me considérais absolument pas comme étant du même monde qu'eux. Je voulais juste avancer, découvrir, sans trop penser à mes origines, qui ne représentaient qu'une perte de temps à mes yeux.
Puis j'ai rencontré Valstann, le fils de l'archidruide Fandral Straghelm. Un des plus beaux Elfes que j'ai jamais vu... Je cherchais une nouvelle dague pour enfin remplacer celle que Khadgar m'avait offert, et lui essayait sans grande conviction diverses armures de plaques. Comme il avait l'air d'être expérimenté et sûr de lui et que j'étais un peu perdue et loin d'être cultivée ou matûre, je me dis qu'il pourrait sans doute m'apporter une précieuse aide. Il fut le premier Kaldorei engagé à qui j'adressai la parole, un peu n'importe comment d'ailleurs... Il m'annonça qu'il essayait de se trouver un équipement digne de ce nom car il allait bientôt partir à Silithus pour livrer une grande bataille avec la grande armée de son père et une prêtresse nommée Shiromar. La bataille... le combat... Cela faisait trop longtemps pour moi ; je lui demandai où je pouvais m'engager.Quelques mois d'entraînement intensif et de courtes études plus tard, je faisais partie des troupes menées lors de l'affrontement contre les affreux Silithides et Qirajis. L'affrontement lors duquel Fandral perdu son fils... et où, comme tous les autres, j'étais aux premières loges pour assister à ça... Jamais je n'oublierai le silence tellement lourd et insupportable mais que personne n'osa rompre, qui précèda sa mort... Et ce bruit... !
*vient d'écraser nerveusement sa plume*
Le bruit qu'a fait son corps en se séparant... ! Shiromar, le point serré sur le coeur, paralysée, penchée en avant, les yeux dans le vide ; Fandral, tombé à genoux, complétement anéhanti au milieu de nous tous ; le regard enflammé de haine du général Qiraji... Tout cela reconstitue un cauchemar que je ne fais plus trop souvent maintenant, mais qui, les mois suivants, avait hanté jusqu'à mes nuits les plus profondes. Le pire est que, à la seconde même de sa mort, je me suis rendue compte que je l'aimais, et que je n'avais rien fait, absolument rien pour lui... Je me sentais bouillonnante de rage et de remords, j'étais rongé par le regret, et pendant tout le reste du combat, j'étais devenue incontrôlable. Une vraie charcutière professionnelle... Après la fin de la bataille, j'ai décidé d'aller vivre "paisiblement" quelque temps à Darnassus, d'abord pour calmer ma soif inquiétante des combats, ensuite pour essayer d'oublier... je dis bien essayer, car en fait, je sombrai dans une dépression qui me parut sans échappatoire... De plus, je trouvai partout des récits de cette effroyable boucherie... J'étais trop déçue par ce monde corrompu de toute part et où la Mort frappe en permanence ; je pensais donc à en finir depuis un moment quand j'ai rencontré Tyrios.
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MessageSujet: Myltis Kel'Tarhion   Sam 25 Mar à 23:11

Chapitre III : L'espoir

Un matin, un nain faisait du porte-à-porte pour vendre quelques chopines à un bon prix. Pour une fois, je pouvais bien payer, puisque c'était la dernière. J'avais résolument décidé de me tuer après cette petite folie. Je lui achetai une dizaines de litres de liquide douteux et m'envoyai le tout sur-le-champs, sans complexe aucun. Evidemment, après, je n'étais pas belle à voir... Je me suis mise à brâiller dans les rues de Darnassus (c'est Tyrios qui me l'a raconté)"Oyez, HIC ! J'suis la plus craquante voleuse du coin ! V'nez donc vérifier, bandes de (là, je censure... question de dignité... Déjà que... )" C'est à ce moment que Tyrios est accouru pour me soutenir alors que je commençais sérieusement à flancher. Il avait les cheveux, la moustache et la barbe bleu foncé et de superbes yeux pénètrants. Il m'a ramené chez moi et je suis tombée dans un sommeil profond. À ma grande surprise, lorsque je me reveillai, c'était le soir mais il était toujours là, assis à mes côtés. De nouveau lucide, mais ne me souvenant pas de grand chose, je ne savais pas vraiment quoi faire ni dire... Il me dit, en souriant et avec la plus magnifique des voix : "Je suis venu vérifier vos propos." "... Mes propos... ?" "Vous avez clamé être la plus "craquante" voleuse du coin, alors je suis venu vérifier." "Oh, je vois... le nain... oh, ma tête !" Il m'appliqua alors un tissu humide sur le front. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi détendue, surtout en présence de quelqu'un. "Merci... Je suis désolée de..." "Ne le soyez pas. Il n'y a aucune raison." Il me regardait toujours, d'un air si serein et doux... Cela me rassurait et me réconfortait. "Au fait, qu'est-ce qu'un nain ?" Je haussai les sourcils, stupéfaite. "Vous ne savez pas ?!" "Non, je ne suis natif d'aucun des deux continents." "Vraiment ? Mais d'où venez-vous, alors ?" Et il me raconta toute son histoire : il venait d'une grande cité secrète sous-marine gouvernée par son père, un archidruide du nom de Fandu, qui interdisait son accès à tout étranger. Elle serait deux fois plus grande et bien plus belle que Darnassus elle-même... Il avait été choisi et envoyé ici pour s'entraîner pour, un jour, pouvoir sauver sa cité du courroux d'un gigantesque monstre connu sous le nom de Roraï, qui la menaçait depuis déjà des centaines d'années. Après son récit, je crois que je lui ai demandé comment Roraï était apparu, ou comment sa cité avait été bâtie, quelque chose comme ça... Enfin, toujours est-il qu'il m'a raconté ensuite une très longue histoire. Jamais je n'avais entendu quelque chose d'aussi passionant ! Même si c'était cataclysmique, tragique, etc. , c'était vraiment fascinant. Il a passé plusieurs heures à tout me conter et je le regardais et l'écoutais, captivée, sans jamais bouger un muscle. Lui aussi me regardait, mais jamais je n'avais vu ce regard chez quelqu'un d'autre, il était chaleureux, attachant... On se fixait tous deux, intensément, comme ça. J'étais même un peu destabilisée. Quand il eut fini, nous devions être au milieu de la nuit, mais cela m'importait peu. Je lui ai finalement demandé de l'aider à vaincre cette créature, et bien qu'il m'ait dit que cela était bien trop dangereux et difficile, j'étais véritablement déterminée à lui apporter toute l'aide dont j'étais capable. Après un long silence, il me regarda droit dans les yeux avec regret et m'annonça qu'il fallait qu'il parte. Je me suis alors rendue compte que je ne voulais en aucun cas qu'il me laisse seule, même si c'était pour que l'on se revoie le lendemain, ou même dans une heure... Tout cela, c'était trop pour moi, mais j'ai bien sûr dû m'y plier : je n'allais tout de même pas l'attacher sur une chaise (et oui, même après mon petit séjour chez les "sauvages", j'avais appris à me comporter correctement et respectueusement...). Toujours est-il qu'il m'avait fait revivre ; j'avais de nouveau le sentiment d'avoir une raison d'exister (le revoir et l'aider) et d'être quelqu'un. Le lendemain, lorsque je me suis éveillée, j'ai réalisé qu'environ vingt-quatre heures plus tôt, j'étais prête à tout envoyer valdinguer et à me libérer de cet enfer. Mais finalement, il m'avait sortie de ma bulle, et c'était précisément de ça qu'il fallait que je me libère. C'était simple: pour moi, il venait de me sauver la vie.
Quelques jours plus tard, il n'était pas revenu mais j'avais comme le préssentiment que je n'avais pas à m'inquiéter et que je le reverrai très bientôt. Je me balladais dans le quartier des marchands en chantonnant quand un grand Elfe musclé au cheveux blancs s'est planté devant moi. Il me faisait un sourire bizarre : on aurait dit de l'hypocrisie mêlée à une sorte de cruauté... Il me demanda si j'acceptais de le combattre en duel, mais c'était presque du suicide : il possédait un équipement à faire pâlir le plus brave des chevaliers, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il semblait avoir une grande expérience au combat. Il me dit qu'il ne me frapperait pas et qu'il voulait simplement tester la fiabilité d'une nouvelle pièce d'armure qu'il venait d'acheter. Il avait toujours ce sourire plus repoussant qu'autre chose quand, après avoir beaucoup hésité, j'acceptai. Je me dis que c'était une occasion de me défouler un peu et que, comme ça, il me laisserait sûrement tranquille... Il s'éloigna un peu et se mit en position. Son sourire s'effaça soudain et il murmura : "Allez, montre-moi..." Je fonçai sur lui. Enfin ! Cela m'avait tellement manqué ! Je m'acharnai sur lui à coups de pieds et de dagues comme une véritable furie. Le seul problème... c'est qu'il ne sentait absolument rien, et j'avais beau user de mes techniques les plus redoutables, soit il les parait, soit il les esquivait. Pas une seule seconde je ne me suis découragée, mais je voyais bien que lui commençait à se lasser. Je redoublai alors d'efforts, mais toujours aucun effet. Il me regardait avec un infini mépris et finit par me dire : "Et ça prétend pouvoir vaincre Roraï..." C'est alors qu'il m'assèna un coup extraordinaire : j'étais tellement enragée par ce qu'il venait de dire que je me jettai litéralement sur lui, pratiquement prête à lui enfoncer ma dague dans le coeur... Il m'attrapa par l'épaule (cette maudite épaule, en plus... ), et me giffla avec le dos d'une énorme épée lumineuse. Je valsai à quelques vingt mètres plus loin... Je fus sonnée pendant au moins une bonne trentaine de secondes, et quand je repris mes esprits, il était debout bien droit devant moi, me fixant avec une expression qui aurait fait cauchemarder n'importe quel enfant. Malgré tout, je me relevai dignement et m'approchai tout près de lui pour grogner : "Vous verrez : bientôt, je deviendrai mille fois plus dangereuse, et vous ne ferez alors pas long feu devant moi... !" J'étais haletante et je tremblais encore de colère et d'humiliation. Il me rétorqua: "Laissez tomber, petite effrontée. Vous faîtes perdre son temps à mon cousin et vu ce à quoi il est destiné, c'est intolérable." C'était en effet le cousin de Tyrios qui venait me faire une petite "leçon de morale"... Charmant, vraiment... "Et si vous êtes si fort, pourquoi ne le combattez-vous pas, ce Roraï ?!" Pas de réponse. Son dédain envers moi sembla se transformer en haine. "Peut-être... que vous avez peur ?! Alors vous laissez Tyrios faire tout le boulot, hein ?!" Son visage commença alors à se déformer. C'était comme s'il avait été contaminé par ma rage, mais en dix fois pire. J'eu même un mouvement de recule quand il s'écria : "Tais-toi ! Je vais te tuer !! Tu m'entends ?? Tu vas mourir !!" Je me calmai immédiatement ; j'avais été assez ammochée psychologiquement dans ma vie pour savoir qu'une telle explosion ne pouvait être provoquée que par la pure douleur. Il partit alors rapidement sans aucun autre mot, comme pour éviter de céder à ses pulsions, et je le regardai s'éloigner en me demandant quel genre de traumatisme pouvait bien plonger quelqu'un dans un état pareil.
Un peu plus tard, je revis Tyrios. Je lui parlai aussitôt du conflit avec son cousin : "Tu sais que ton cousin est ici ?
- Dioeraclea ? Oui, tu l'as rencontré ?
- Oui, en quelque sorte...
- Tu as dû l'apprécier !
- Euh, pas vraiment, non !
- Ah... ? Mais... que s'est il passé ?
- Il venait me voir pour me dire de ne plus t'ennuyer et que je te faisais perdre ton temps.
- Oh... Tu ne l'as pas pris au sérieux, j'espère. Il me traite comme un enfant, comme si j'avais toujours besoin de quelqu'un derrière moi !
Enfin... il faut dire qu'il m'a déjà souvent tiré d'affaire. Sans lui, je ne serais sans doute plus là maintenant.
Je décidai de ne pas m'attarder sur le reste de l'histoire et avais dans l'idée de passer à autre chose, mais il dû partir très vite et me promis de revenir dans quelques heures.
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MessageSujet: Re: Myltis Kel'Tarhion   Sam 25 Mar à 23:12

Chapitre IV : La fin du rêve

Je l'attendais, en espérant que Dioeraclea n'allait pas débarquer pour m'écarteler, et soudain j'entendis une voix tout à fait distincte dans ma tête, une voix grave, calme : "Bonjour, Myltis." Je regardai alors tout autour de moi, mais me rendai vite compte que cela se passait exclusivement dans ma tête. "Je me nomme Fandu, nous devons parler, tous les deux." "Fandu... Vous êtes le père de Tyrios ?" "Exact. Ecoutez-moi bien. Le fardeau de Tyrios est très lourd à porter et il dispose de peu de temps. Il a en effet été choisi pour mener à bien une quête des plus complexes..." Son manque de clarté et son ton énigmatique m'irritèrent rapidement : "Faites court, je vous prie, je ne comprends pas bien où vous voulez en venir." J'aurais dû m'abstenir, je pense, car il me répondit aussitôt et froidement, en appuyant sur chaque mot : "Très bien, je vais donc être direct. Ne vous approchez plus de Tyrios, ou vous aurez droit à une mort lente et douloureuse..."
Je ne répondis bien sûr pas. J'étais d'abord complètement sidèrée.
"Me suis-je bien fait comprendre ?"
Toujours pas de réponse. Je commençai à me dire que tout cela n'était qu'un cauchemar, que j'allais sûrement me réveiller... douce illusion... "Je dois vous laisser, d'autres affaires importantes m'attendent. Rappelez-vous de ce que je vous ai dit, ou vous le regretterez." J'entendis une autre voix bien plus lointaine et affolée : "La cité est assiègée ! Roraï attaque !" Quelque chose de ce genre...
À ce moment, je ne sais absolument plus pour quoi je m'inquiètais le plus : la sécurité de Tyrios, ou le fait que je n'allais plus jamais le revoir. En tout cas, c'était à peine si je tenais encore sur mes jambes... Même pas de haine, de révolte. Rien que la souffrance... Puis il me vint à l'idée que, si Tyrios cherchait à me revoir, peut-être que lui en pâtirait également, et ça, jamais je ne me le pardonnerais. Alors je n'hésitai pas une seconde et je partis pour le Temple de la Lune. Je devais me cacher, le temps qu'il m'oublie...
Tout au long du trajet, je me sentis comme suivie... Je me mis à courir et même à me camoufler jusqu'à atteindre le temple. Même à l'intérieur, devant la fontaine sacrée, il me sembla qu'on m'épiait. Je cru même entendre un chuchotement, à la fois effrayant et attirant : "Tu ne peux pas m'échapper, Myltis..." Je retournai alors vers l'entrée et m'approchai comme guidée, hypnotisée par cette voix et soudain, je me retrouvai à terre, avec un jeune ours sur moi en train de me faire une toilette minutieuse... Je le reconnus immédiatement : c'était le familier de Tyrios. J'étais toujours camouflée dans l'ombre, mais il n'eut pratiquement aucun mal à me prendre la main pour me relever et me plaquer contre lui. Je réapparus et lui dis, dépitée : "C'est bon, tu as gagné..." J'essayai de me dégager mais je fus retenue non pas par lui, mais par mon corps tout entier : je ne parvenais plus à bouger un seul membre. Même en m'imaginant les conséquences probablement désastreuses de cet acte, rien ne se passait. J'ai dit mon corps... pour ne pas dire mon coeur... Je tremblais, j'étais morte de peur et de doute, mais tout cela n'était rien à côté de ce que j'étais en train de vivre. Jamais je n'avais ressenti cela pour quiconque. Il m'enlassa. C'était simple : je ne pouvais réellement pas lutter. Alors, au bout de quelques secondes de panique intérieure, je relâchai en un instant toute la pression et me dis : "... Plutôt mourir que de ne pas vivre ça... ! " Et je l'enlassai à mon tour. Je le serrai fort, si fort que j'eu l'impression que sa chaleur devenait la mienne.
*s'arrête un très long moment, et hésite même à continuer. Finit par reprendre au bout de quelques minutes*
Jamais de toute ma vie je ne me suis sentie aussi... bien, vivante... il n'y a pas de mot pour exprimer ça... c'était totalement transcendantal, irrationnel... indescriptible. J'aurais tellement voulu que l'on reste comme ça, tous les deux, en paix...
Il me regarda en me caressant la joue, murmura le début d'une phrase : "Je..."
Mais il s'arrêta net et se crispa ; ses sourcils se froncèrent "Mais... qu'est-ce que..."; il eut un rictus bizarre et s'écarta soudain. "Non... ce n'est pas..." Il tomba à genoux... et se mit à hurler, frappé d'une douleur indescriptible. "AAAAH !!" Je restai pétrifiée un dixième de seconde, et ne mis pas plus longtemps à deviner ce qu'il se passait, car cette voix... cette voix devenue affreuse et diabolique résonna de nouveau dans ma tête : "Ah... Quel gâchis... À cause de ta stupide imprudence, je vais devoir sacrifier mon propre fils." "Quoi ?!" Tyrios releva la tête. "Père ?? ... POURQUOIIII??!!" Il s'effondra devant moi, recroquevillé sur lui-même. "Mais c'est de ma faute !! C'est moi que vous voulez, pas lui !!" "Je t'ai justement trouvé un châtiment bien pire que le premier : tu seras responsable de sa mort et devras vivre et mourir avec le remords te rongeant. Subis maintenant les conséquences de tes actes irréfléchis..." Je regardai alors, impuissante comme jamais, Tyrios tomber dans un profond coma et disparaître peu à peu... Je tombai à genoux et fixai le sol. J'étais bien pire que désespèrée, qu'anéhantie... J'avais l'impression que l'on venait de m'enfoncer une Déchireuse dans le coeur et que l'on l'avait lentement retiré, pour être sûr de bien tout déchiqueter... Valstann et maintenant Tyrios. Je me voyais désormais comme une véritable meurtrière en série...
Je me rabattis sur la seule personne concernée et "accessible" restante : Dioeraclea, le cousin de Tyrios. D'ailleurs, bizarrement, il n'était pas loin. Je l'interpelais : "C'est toi ?? C'est toi qui a tout dit à son père ?? De quoi vous aviez peur, bon sang ?!" Je tremblais de tous mes membres, je n'arrêtais pas de me mordre la lèvre, mes jambes partaient dans tous les sens... À vrai dire, toute cette douleur et cette tristesse que j'avais ressenti et que j'essayais de refouler depuis bien longtemps... toutes les cicatrices se rouvrirent, ajoutées à une énorme entaille encore béante... Tout cela commençait à me rendre à moitié folle... J'étais devenue hystérique ; c'était à peine si je savais ce que je disais. Et lui, tout ce qu'il trouva à me répondre fut : "Idiote, tu n'as rien compris. Laisses-moi porter le deuil de mon cousin tranquille." Et il me laissa seule dans ma folie, sans aucune gêne ni inquiètude. Je retournai alors à l'entrée du Temple de la Lune, là où Tyrios avait disparu, tombai à genoux, et me mis à hurler.
Je crois que jamais je n'avais autant pleuré de toute ma vie. En fait, c'est la seule fois où je me rappelle avoir pleuré... C'est peut-être pour cela que je vidai toutes les larmes de mon corps. C'était enfermé depuis beaucoup trop longtemps, parce que ce fut un grand soulagement... Mais qu'était-ce à côté de ce que je venais de perdre ?
Du moins, que je croyais avoir perdu. Quand je relevai la tête, il était là, tenant à peine debout, faible, appuyé contre une des colonnes du temple... en vie... ! Je me relevai en le fixant, ébahie, sans voix ; je voulus l'appeler mais aucun son ne sortit de ma gorge. Alors je restai là une bonne minute, simplement à le contempler, d'abord bouche bée, puis en souriant, enfin sereine. Au bout de cette minute de plénitude, il se retourna finalement et m'adressa le plus magnifique des sourires... Je lui sautai dans les bras. "Mais comment... comment as-tu fait ?!
- Dio. C'est Dioeraclea qui m'a aidé."
Je manquai d'avoir une attaque, mais il m'expliqua rapidement : "Jamais il ne me laissera tomber. Il a menacé mon père de le tuer s'il m'arrivait quoi que ce soit. Il est bien plus puissant que lui, que n'importe qui d'autre, d'ailleurs... Il peut paraître extrêmement froid, mais il n'a pas toujours été comme cela." Ma curiosité sans limite le poussa à m'en apprendre plus : "Mais depuis quand, alors ? ... Que lui est-il arrivé ?
- Avant, il était paysan et vivait dans une maisonnette au milieu de la forêt sur ce continent, loin de tout. Il s'était marié et projetait de fonder une famille. Son épouse était tout pour lui : chaque petite chose qu'il faisait, chaque travail accompli, c'était en pensant à elle ou en parlant d'elle. Ils vivaient tous deux comme dans un rêve...
- ... Mais tous les rêves ont une fin..." murmurai-je, devinant un peu, mais partiellement seulement, le mot de la fin. "... Un soir, ils furent attaqués par un clan d'orcs qui dévastait tout ce qui se trouvait sur son passage. Ils détruisirent entièrement leur maison et saccagèrent leurs cultures. Ensuite, ils attachèrent Dio et..." Je n'osai pas le relancer. Il avait l'air tellement bouleversé par ce qu'il était en train de me raconter que je n'étais même pas sûre de vouloir entendre la suite. "C'est vraiment horrible, tu comprends..." Je hochais doucement la tête. "Tu n'es pas obligé de...
- Ils violèrent et tuèrent sa femme devant ses yeux, sans qu'il ne puisse faire un seul geste. Plus tard, il est parti pendant trois jours et je n'ai plus eu aucune nouvelle. Et quand il est revenu, il était le meilleur.
- ... Et il t'a raconté tout ça ?
- Oui, à moi seul. Père n'est pas au courant. Et ce qu'on a retrouvé à l'endroit du drame... les orcs avaient été décimés, mis en pièces... quelques uns avaient même été dévorés vivants... mais je n'ai jamais su ce qui leur était arrivé." Je me suis mise à penser à tout ce que je lui avais dit à propos de Roraï, et les accusations que je lui avais porté... Je savais que c'était stupide de s'en vouloir car c'était fait et inchangeable, mais j'aurais tant voulu m'excuser... J'étais maintenant très mal à l'aise, je culpabilisais énormément, sachant que c'était mon inconscience qui avait provoqué tant d'ennuis et blessé Dio. Je baissai la tête. "Tout ça est arrivé à cause de moi... Je me sens tellement idiote..." Il me la releva et sourit tendrement. "J'ai un remède." Ses lèvres se posèrent alors délicatement sur les miennes.
Le plus beau moment de ma vie... Ce que j'ai ressenti comme vous vous doutez, est tout à fait impossible à coucher sur le papier. Il n'y a pas de mot assez fort pour exprimer cela. Tyrios était devenu ma raison de vivre, ma vie elle-même... mon propre souffle... On ne se quitta pratiquement plus pendant plusieurs jours, malgré l'entraînement intensif qu'il devait suivre, car pas un instant il ne renonça à sa lourde tâche. Il partait chaque matin pour revenir en fin d'après-midi, et dans ces moments là nous étions tranquilles. Grâce à Dio, je suppose mais on ne le vit plus. Il s'était litéralement volatilisé...
*marque une pause, comme si elle venait de se réveiller, et inspire profondément*
Au bout de quelques semaines, Dioeraclea réapparut. Tyrios n'était pas là, j'en avais donc profité pour aller règler quelques affaires à Auberdine. Alors que je sortais de l'auberge pour me rendre dans la forêt, je tombai sur lui. Je sursautai en le voyant ; j'avais tant à lui dire, le remercier, surtout... Mais il ne m'en laissa pas le temps. Pour la première fois, je voyais sur son visage une expression autre que l'indifférence, la colère ou la cruauté. Mais ce n'était pas forcément bon signe, car il semblait vraiment très préoccupé. "Y a-t-il... un problème... ?" demandai-je sans vraiment le vouloir d'une voix hésitante. Le plus rapidement possible et avec une voix teintée de tristesse, il prononça cette phrase, que jamais je n'oublierai :
"Tyrios est reparti dans notre cité."
Bien sûr, au départ, j'étais convaincue qu'il mentait. Enfin, que ce n'était pas réel, que Tyrios n'était pas loin, qu'il allait revenir cet après-midi, comme d'habitude. C'était parfaitement ridicule. Il ajouta "Il vous a laissé ceci." et je me retrouvai entourée d'une magnifique et intense lumière blanche. C'était superbe, mais ça me ramenait à la terrible et injuste réalité. Je m'écroulai et restai à genoux devant lui, les yeux dans le vide. J'ETAIS vide. Je devais faire une tête qui reflètait bien mon état, car il me regarda d'un air inquiet et embarassé. "Je suis désolé... Si vous avez besoin de quelque chose, je serais à Darnassus." Des larmes turquoises, qui ne devaient plus jamais s'arrêter de couler, ruisselèrent abondemment sur mes joues. Oui, bien sûr, j'avais besoin de "quelque chose". Mais personne ne sera jamais en mesure de me le ramener... Il était une partie de moi, mon évidence, celui avec qui je partageais tout, pour qui j'aurais fait n'importe quoi. Comme il me l'avait si tendrement chuchoté, il avait trouvé le seul "remède" à mes blessures. Je me suis allongée au milieu du rayon lumineux profitant du dernier réconfort qu'il m'apportait, en attendant qu'il se dissipe totalement, et je me suis mise à chanter tout bas, sans cesse, pendant une journée et une nuit, comme pour lui adresser un dernier adieu...
*lève les yeux au ciel et pousse un profond soupir de soulagement, puis conclut*
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Myltis Kel'Tarhion
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MessageSujet: Myltis Kel'Tarhion   Sam 25 Mar à 23:13

Epilogue

Jamais je n'ai su pourquoi il était définitivement parti, ni s'il avait réussi à vaincre Roraï. Je vois encore Dioeraclea quelques fois, mais c'est dû au hasard et on ne s'adresse pas la parole. Ca ferait trop mal... D'ailleurs, je ne cherche pas de réponse à ces questions : elles ne changeraient rien au fait. Et je n'en ai plus la force... Ce serait trop dur de le chercher tout le temps, de l'avoir en tête en permanence...
Je vais maintenant refermer cette carapace "de survie", qui auparavant était scellée, mais qui, vu que je me suis finalement extériorisée, est désormais un peu plus enclinte à s'ouvrir occasionnellement. Néanmoins, la douleur sous celle-ci ne me laissera jamais en paix : les horribles cauchemards et réveils en sueur m'ont obligée à renoncer au sommeil, je me retourne sur tous les Elfes à la cheveulure bleu nuit... Bref, un impact se fait toujours ressentir sur ma vie présente. Pourtant, je ne sais réellement pour quelle raison en fait, j'ai décidé malgré tout de prolonger mon existence et d'essayer de faire l'impasse, d'y penser le moins possible (Oublier, ce serait une utopie. Je n'en ai jamais eu aucun espoir.) en me rendant utile, en rencontrant d'autres gens, en visitant d'autres milieux et, le plus efficace, en combattant. C'est pourquoi j'ai rejoint le Cercle des Thallions il y a peu.
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